Suivez moi sur Twitter
Comment reconnecter journaliste et “simple citoyen” ? La tâche s’annonce difficile au regard des récentes polémiques qui ont agité les médias pendant plusieurs jours consécutifs. Mais la démocratisation de Twitter pourrait changer la donne et pourquoi pas réconcilier le lecteur, l’internaute, l’auditeur ou le téléspectateur avec ceux qui traitent l’information au quotidien.
Tous les journalistes doivent être sur Twitter
Alors qu’il est beaucoup plus difficile de tenir régulièrement un blog, il est nettement plus simple de faire part de ses activités de journaliste via un compte Twitter. Chaque jour, publier des tweets ne prend que quelques minutes à peine. On peut aussi utiliser cet outil via les smartphones (iPhone, Blackberry) qui sont désormais monnaie courante dans les rédactions. Il va cependant falloir plusieurs mois avant que la plupart des journalistes ne comprennent son intérêt et encore plus de temps pour sa démocratisation à l’ensemble de la population.
Service après-vente de l’information
Twitter peut être le prolongement de ce que le journaliste va produire comme contenu. D’abord car il permet de suivre en temps réel un déplacement sur le terrain, des rencontres au quotidien, des réflexions sur les orientations d’un sujet. Mais surtout, le journaliste peut enfin être en interaction continue avec ceux qui suivent l’information qu’il rapporte. À l’avenir, la signature d’un article ne sera pas seulement un nom mais un lien vers le compte Twitter du journaliste en question. Le lecteur passionné par un article pourra alors se mettre à suivre les activités de son auteur et poser lui-même des questions au journaliste concerné pour mieux comprendre un sujet.
Perte de temps ?
Certains diront que seuls les nouveaux « animateurs de communautés » des sites d’informations doivent être les interlocuteurs des citoyens qui réagissent aux articles du journaliste et que l’utilisation étendue à tous de Twitter ferait perdre du temps. De mon point vue ce n’est pas exact, il faut plutôt voir cet outil comme une révolution qui s’annonce. C’est l’assurance de ne jamais perdre de vue l’essence même du journalisme : collecter, rassembler, vérifier et commenter des faits pour les porter à l’attention du public. Et bien évidemment sans omettre quel est l’intérêt de ce public et éviter de sombrer dans des débats qui n’intéressent qu’une sphère médiatico-parisienne.
Seul bémol, les récentes polémiques ont montré qu’une nouvelle sphère semble se constituer et se refermer sur elle-même, une sorte de réseau corporatiste sur twitter. Evitons de sombrer dans ce travers et prenons exemple outre-Atlantique de l’usage fait par de nombreux présentateurs télés. David Grégory (NBC) demande régulièrement l’avis de ses followers pour le choix d’un sujet, d’un invité, du thème d’un débat. Résultat : l’internaute téléspectateur est ainsi impliqué en amont, avant de regarder le programme et de le commenter.
Geoffrey La Rocca
![]()
Depuis le 2 avril dernier, vous avez pu découvrir le site ElyseeInside.fr. Le nom Elysee Inside était déjà connu sur la toile, par le biais de cette page Le Post Elysee Inside. J’ai choisi de lancer le site pour donner une nouvelle impulsion au concept et créer un vrai pure player de l’information.
Partant du constat qu’il n’y a aucun nouveau média orienté “politique et business” et qui propose une info “embedded” et “inside”, je pense qu’un site comme ElyseeInside.fr a toute sa place parmi les autres Rue89, Bakchich.info, MediaPart etc.
La rédaction ElyseeInside.fr
Le travail sera difficile mais je vais m’appuyer sur une équipe solide, dont je peaufine le recrutement actuellement, pour mener à bien ce projet. Pour moi il faut donner un nouveau souffle à l’info, et pas seulement en créant des polémiques, ou en choisissant une orientation politique trop simple pour faire du buzz. Il faut raconter une histoire, permettre aux internautes de vivre à la place du journaliste, de comprendre ce que les médias cachent trop souvent.
.
J’ouvre également les pages d’ElyseeInside.fr à des chroniques ou tribunes, pour des jeunes journalistes qui le souhaitent, ou encore des intellectuels, chefs d’entreprises, et personnalités politiques. J’estime que la seule vision journalistique ne suffit pas pour comprendre l’actualité au quotidien.
Un pure player 3.0
Comme je l’ai démontré ces derniers mois, je veux faire vivre en temps réel l’info, être sur le terrain pour l’internaute. Utiliser des outils comme Twitter, Facebook, Qik et beaucoup d’autres pour ancrer ElyseeInside.fr dans le “real time” qui semble clairement la prochaine étape de l’évolution des usages d’Internet.
Geoffrey La Rocca
Lancé le week-end dernier, le twitter @grippeporcine, accessible à l’adresse suivante : www.twitter.com/grippeporcine est de loin le meilleur moyen de s’informer en temps réel sur la “grippe porcine”.

C’est une initiative que j’ai lancée avec Romain Delacroix, journaliste-chroniqueur à ElyseeInside.fr, et son grand succès (plus de 430 “followers) montre à quel point twitter commence tout doucement à se démocratiser en France.
De nombreux médias ont d’ailleurs salué cette initiative, comme Jérôme Colombain dans sa chronique sur France info

J’ai lancé la semaine dernière la toute nouvelle version d’ElyseeInside.fr, c’est devenu un site à part entière, toujours en partenariat exclusif avec Le Post.
Découvrez la nouvelle version d’ElyseeInside.fr
En 2008, 90 millions d’euros de bonus ont été distribué chez Natixis. Cette information a fait beaucoup de bruit cette semaine. Mais la presse a-t-elle vraiment joué son rôle.
On comprend la réaction des petits actionnaires, qui ont vu l’action Natixis passer de 19,55 euros à 1 euro, mais aussi celle des syndicats, alors que l’entreprise annonce des suppressions de postes.
Pour autant, les journalistes ont-ils sauté trop vite sur une info “en or” dans le contexte actuel ?

On oublie un peu vite le mode de rémunération dans le secteur. Voilà par exemple comment se décompose le salaire d’un trader :
Donc, lorsque la presse évoque 90 millions d’euros de bonus, il y a une grande partie de cette somme qui est consacrée aux parts variables de salaire. Or, si certains traders ont effectivement accomplis leurs objectifs, il n’y a aucune raison pour qu’ils ne reçoivent pas cette part variable. Chez Natixis comme partout il y a des bons et des mauvais. Et heureusement que certains traders ont bien travaillé, les dégâts ont ainsi pu être limité, même si ils restent colossaux.
Aussi, sans ces “bonus”, il va être difficile pour Natixis de garder ses bons traders. Et vu la situation de la banque française, il vaut mieux conserver les meilleurs…
Notre travail de journaliste n’est donc pas seulement de faire buzzer cette info, mais surtout d’enquêter : il faut savoir si oui ou non ces bonus ont été distribué à ceux qui le méritent…
Intenet est un formidable moyen de s’exprimer, il est donc pris d’assaut par ceux qui cherchent à « dire les choses ». C’est l’espace de liberté voulu par la génération 68. Problème : le gouvernement éprouve des difficultés à s’intégrer dans cet espace.
Le Premier ministre François Fillon est un vrai technophile (Photo ElyseeInside.fr)
Le gouvernement cherche depuis longtemps un moyen de contrecarrer les rumeurs, les fausses informations, voire garder la maîtrise de certains débats. Alors que mes confrères de la rédaction du Post évoquaient récemment la méconnaissance du Président sur les questions relatives à Internet, le chef de l’Etat s’est en fait assez bien entouré.
Fillon 2.0
Le Premier ministre est le premier technophile des sarkozystes, on se souvient par exemple de son poste de ministre délégué à la Poste, aux Télécommunications et à l’Espace dans le gouvernement d’Alain Juppé en 1995. C’était le premier à se plaindre de l’absence d’un accès à Internet à l’époque dans son ministère. Plus récemment, lorsque j’évoquais le web 2.0 avec François Fillon, le chef du gouvernement semblait très intéréssé et passionné par notre échange à Matignon. Et pour l’anecdote, notre Premier ministre utilise régulièrement un Iphone.
Réunion de conseillers web
Je lisais Le Figaro hier matin et surprise, mon confrère Charles Jaigu évoque la communication gouvernementale sur le web, mais j’ai voulu savoir quel était vraiment le casting sur le sujet.
Selon mes informations, il existe bien une nouvelle réunion consacrée au web, mais elle n’a rien d’officielle. Sa vocation est principalement politique et chaque ministre ne dispose pas de conseiller web. Ce rendez-vous réunit en fait les conseillers en communication qui sont intéréssés par la question du web. Autour de la table, trois animateurs principaux :
- Nicolas Princen, chargé de mission Internet à l’Elysée depuis 1 an, l’œil de l’Elysée sur la toile pour certains. Son travail se résume en fait surtout à de la veille, ce qui est l’usage dans la communication de nos jours.
- Severin Naudet, conseiller du Premier ministre François Fillon
- Vincent Ducrey, conseiller web de Luc Chatel, secrétaire d’Etat à la consommation et porte-parole du Gouvernement.
Deux autres acteurs importants
- Franck Louvrier, le conseiller en communication du Président de la République qui semble accorder de l’importance à la question, malgré son emploi du temps plus que chargé.
- Le SIG (Service d’information du Gouvernement) adopte une posture plus neutre mais participe régulièrement aux discussions sur le sujet (Thierry Saussez, le patron de ce service dispose pour cela de conseillers très impliqués comme Bruno Denoyelle notamment.)
Différents projets sont en préparation, un nouveau portail du gouvernement mis en ligne dans les prochains mois, le fameux France.fr ainsi qu’une web TV gouvernementale.
Autant d’outils qui vont permettre à l’exécutif d’investir la toile avec toujours ce désir de contrôle, mais qu’il faut percevoir comme une veille sur l’exactitude des informations qui circulent et non une réelle atteinte à la liberté d’expression. L’ORTF, c’est bien fini !
Geoffrey La Rocca
(Sources : Article de Charles Jaigu dans le Figaro ; geoffreylarocca.fr )
Pour tous mes amis qui utilisent comme moi twitter plusieurs fois par jour…
J’ai pu lire l’entretien exclusif accordée par la première dame au Figaro Madame.
Le 10 février dernier, Carla Bruni Sarkozy s’envolait pour le Burkina Faso. Ma consœur Anne-Florence Schmitt l’a suivie pour Le Figaro Madame
Outre une comparaison des différents james bond dans le Falcon qui conduisait la première dame à Ouagadougou, et cette conclusion de l’épouse du chef de l’Etat : “Daniel Craig n’égalera jamais Sean Connery” , c’est tout le déplacement de Carla Bruni-Sarkozy au Burkina Faso qui est raconté en détail, avant de laisser place à une interview de l’ambassadrice du fonds mondial de lutte contre le sida.
Fondation Carla Bruni-Sarkozy
L’épouse du Président a réaffirmé son souhait de créer une fondation qui “portera mon nom”. “J’espère m’en occuper au-delà du mandat de mon mari” précise-t-elle. Un fondation dont la vocation principale sera de développer l’éducation, la lecture, la culture.
1 an à l’Elysée
Carla Bruni-Sarkozy revient dans cet entretien sur ce qui a changé sa vie après un an passé à l’Elysée. Elle évoque “une année d’apprentissage”
Carla pas très geek mais fan de You Tube
« Je ne suis pas très brillante face à un ordinateur » avoue-t-elle. « Je l’utilise pour les e-mails et pour YouTube, dont je suis une fan acharnée ».
Entretien d’Anne-Florence Schmitt à lire ce samedi dans Le Figaro Madame
Geoffrey La Rocca